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Conçue pour protéger la nappe phréatique de la Bièvre, la station d’épuration des Charpillates fait appel à des traitements biologiques dont l’efficacité permet de dépolluer à hauteur de 95 à 98 % les eaux usées.
La station reçoit et traite les effluents domestiques des communes raccordées [1] (capacité nominale de 9700 équivalents-habitants) ainsi que certains effluents industriels autorisés à se raccorder.
Lorsque l’eau arrive à la station, elle passe à travers le dégrilleur qui retient par action mécanique les déchets les plus volumineux (feuilles, bouteilles et sacs en plastique…), qui seront acheminés vers les ordures ménagères. L’eau passe ensuite par un dessableur-dégraisseur.
Le sable, qui est lourd, tombe au fond, (décantation) tandis que les huiles et graisses, légères, remontent à la surface à l’aide de fines bulles d’air. On peut ainsi les récupérer
Une fois ce premier traitement terminé, il reste des pollutions dissoutes dans l’eau. Pour les éliminer, la station met alors en œuvre un processus biologique, la culture de bactéries spécifiques, se déroulant en deux phases :
Le passage de l’eau dans un bassin d’anoxie, milieu sans oxygène qui contraint les bactéries à utiliser l’oxygène des nitrates, ce qui détruit les nitrates
L’oxygénation et le développement de ces bactéries dans un bassin d’aération, pour qu’elles agissent sur les polluants carbonés
A l’issue de ce traitement, l’eau passe par un clarificateur. Les bactéries vont dans le fond du bassin pour former les boues. Quant à l’eau épurée, elle peut rejoindre le milieu naturel
Grâce à 6 bassins d’infiltration/percolation, l’eau épurée pénètre lentement dans le sol avant de rejoindre la nappe phréatique. La capacité auto-épuratoire du sol permet de terminer l’épuration résiduelle.
De leur côté, les boues sont traitées. Elles se décantent dans un épaississeur avant de passer dans une presse à bande pour optimiser leur déshydratation. L’ajout de chaux permet ensuite de les stabiliser, évite la fermentation ainsi que le dégagement d’odeur et autorise leur stockage.
Leur bonne qualité en font un engrais organique utilisé pour l’épandage agricole. Azote, phosphore, calcium, magnésium ou encore potassium et matière organiques sont autant de composés fertilisants pour les cultures.
Construite en 1970, cette station reçoit les effluents de Brézins, du Rival (La Côte Saint-André) et de Saint-Etienne de Saint-Geoirs (par convention avec cette commune). En 2008, le Préfet a mis la Communauté de Communes en demeure de construire une nouvelle station d’épuration plus performante afin de remplacer cette station devenue obsolète. Un projet pour une nouvelle station d’épuration est actuellement en cours.
En savoir plus : La station d’épuration au Rival
[1] La Côte Saint-André, Gillonnay, Saint-Hilaire de la Côte, La Frette, Longechenal, Le Mottier, Champier, Balbins, Ornacieux, Sardieu, Semons et Penol